Le Méchouar signifie littéralement "le Lieu de Mouchawara", soit « conseils consultatifs ». Cette citadelle fut édifiée par Abd El Moumen (un illustre guerrier natif de Nedroma qui fut le premier chef des Alhmohaves) a jouée un rôle important dans la vie des tlemceniens aussi bien socialement, culturellement, ou en politique). Sous le règne des Zianides, il devint l’un des principaux sièges des Rois de Tlemcen, c’est au mechouar que se tenait les réunions d’état. Yaghmorassan entreprit d’ailleurs de grands travaux de restauration et d’embellissement puisqu’il fit construire son palais et ses annexes. El Mechouar possède une structure unique, son côté Est repose sur une collines, et de l'autre côté, la citadelle repose sur une nappe d'eau. La porte d'entrée principale était probablement un pont Lévis appelée Bâb El Bounoude.
Ce monument, pendant le long règne Ziyanide, a connu une grande expansion , des transformations et enrichissements en plusieurs étapes par une variété d'édifices, dépendances, annexes et autres constructions comme les deux Bastions de Style Ziyanide à colonnes rondes qui subsistent encore de nos jours.
Malgré la destruction de la grande bâtisse et de ses palais par la colonisation et de l'ensemble des murailles Est, où se trouve l'actuel quartier Mustapha, son espace reste imposant et surtout mystérieux. Sans aucun doute, de grandes recherches archéologiques devront être entrepris dans les prochaines années afin de percer les nombreux mystères qui entourent le mechouar, tels ses canaux souterrains, ses remparts exceptionnellement épais...
L’on peut tout de même noter une découverte importante récente puisque les vestiges d'un palais royal viennent de voir le jour après creusement du sol. Les traces laissent apparaître de splendides mosaïques ainsi que de petits bassins ornés de marbres en bordure avec des tombes très anciennes à même le sol. Les murs du haut témoignent de la présence de l'art Andalou à travers des fragments de décoration. L'ensemble de ses ouvrages intérieurs d'une valeur remarquable a disparu, à l'exception de son minaret et de sa Mosquée.
(Source texte citedetlemcen.free)
Photo by Sofiane Bakouri
Nadir Dendoune est un journaliste et écrivain franco-algériens, il a été arrêté à Bagdad le 23 janvier dernier. Il y est incarcéré depuis cette date. Bagdad la même ville, où il s'était rendu en 2003, afin de servir de bouclier humain.
Nadir doit être libéré au plus vite, et rejoindre ses proches qui depuis une semaine, sont sans nouvelles.
Signez la pétition et faites passé le message autour de vous.
http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Nadir_DENDOUNE_journaliste_francais_incarcere_en_Irak/?pv=9
Bien que Yennayer ne soit ni un jour férié ni une fête nationale, il n'a rien perdu de son authenticité et de sa fraîcheur.
Amenzu n yennayer ou jour de l'an berbère coïncide avec le 12 janvier dans plusieurs pays: Algérie, Maroc, Egypte, Tunisie, Libye et îles Canaries.
Yennayer est une tradition ancienne inscrite dans le calendrier agraire de l'Afrique du Nord qui connaît ces dernières années un regain de vitalité. Yennayer marque le premier jour de l'année,
aqerru usegas. La célébration du Nouvel An diffère d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. Depuis Béjaïa, Tizi Ouzou, les hautes terres des Chaouias et Oasis mozabites, jusqu'au Rif
marocain, sur les côtes tunisiennes, en passant par Ghadamès, en atterrissant à l'Oasis de Siwa en Egypte et aux îles Canaries dans l'Atlantique, l'événement est, depuis des lustres, célébré avec
la même ferveur, et des pratiques sensiblement différentes. Cette commémoration est synonyme de prospérité et de renouveau. Ainsi, Yennayer est marqué dans certaines régions par le changement de
décor à l'effet de débarrasser la maison des aléas de l'année écoulée. Une croyance qui place Yennayer sous le signe de l'abondance.
Entre mythes et légendes
La célébration du Nouvel An est un symbole ancré dans la mémoire collective. Yennayer est surtout l'occasion de célébrer certaines rites. Des genêts
«uzzu» sont déposés sur les toits des habitations pour conjurer la malédiction. Dans les Aurès et la Kabylie, la fête consiste dans le nettoiement des maisons, au changement d'inyen (les pierres
du kanoun). La tradition veut aussi que tout ouvrage commencé soit achevé ce jour-là, tel le tissage des tapis et autres effets tissés à la main.
Dans d'autres régions, c'est plutôt la première coupe de cheveux pour les garçons. Les légendes sont tissées autour de Yennayer et les contes sont
nés d'histoires aussi vieilles que le calendrier. Parmi les histoires les plus connues, celle de la vieille femme «thakfart» qui, sortant un jour de soleil et croyant l'hiver passé, s'était
moquée de lui. L'hiver, furieux, demande à Fourar de lui prêter deux jours pour se venger. Il envoya un violent orage qui envoya la vieille femme dans les flots, et selon d'autres, a transformé
la femme en une statue de pierre. Yennayer est aussi émaillé de quelques interdictions: il ne faut pas balayer pour ne pas chasser les bonnes influences, s'abstenir de prononcer des mots de
mauvais augure, tels sécheresse, faim et misère. La tradition est célébrée de la même manière à travers les pays amazighs.
Des rites ancestraux
«Addfghen iberkanen ad kecmen imellalen», par cet adage est annoncé le premier jour de l'an en Kabylie. Ce moment marque la séparation entre deux
cycles solaires, passage des journées courtes, «noires» aux journées longues «blanches». Dans son livre (1929), La femme Chaouia des Aurès, Mathéa Gaudry rappelle que Yennayer est appelé. «Ass n
Feraoun», qui veut dire, le jour du Pharaon. Selon la légende, les populations chaouies fêtaient la mort du Pharaon tombé dans la mer. C'est au temps de l'Egypte ancienne que sera fixé l'an zéro
du calendrier berbère. Il correspond à la date où le roi Chachaq 1er (Sheshong) fut intronisé pharaon d'Egypte. Ce roi a unifié l'Egypte pour envahir Jérusalem. Il obtint du pharaon Siamon, dont
l'armée en grande partie composée d'Imazighen, l'autorisation d'organiser un culte funéraire pour son père Namart. A la mort de Psossenes II en 950 avant J-C qui avait succédé à Siamon, Sheshonk
s'attribua la dignité royale et fonda la XXIIe dynastie qu'il légitima en mariant son fils Osorkon à la fille de Psoussen II, la princesse Makare. L'an zéro amazigh se réfère donc à cette
date
historique de plus de 950 ans avant J-C.
Imensi n yennayer
Cette fête est marquée par un repas. «Imensi n yennayer» consommé en famille: couscous au poulet ou de la viande séchée (acedlu). On prépare aussi
des crêpes (eddur, tighrifin, accebbwad), uftiyen (soupe aux pois chiche, fèves et pois-cassés), talabagat (viande hachée), accompagnée d'une boisson. Dans certains endroits, les familles se
gavent de figues, raisins noix et dattes. Le repas dans la région du M'zab, est composé de plats à base de semoule, sucre, lait et oeufs. Au nord de la vallée du M'Zab, un autre plat culinaire
traditionnel très réputé, cherchem est composé de blé fumé avec des ingrédients et des épices. Dans l'Ahaggar, les Touareg commencent à fêter Yennayer une semaine avant le 12 janvier. On prépare
kasbasou (couscous), la taggala, le pain et talbagat (viande hachée) et aghaghe (jus). Dans les Hauts-Plateaux, on prépare l'iranen, blé ou maïs avec des fèves. Aux enfants qui ne veulent pas
terminer leur ration, on menace d'appeler «tseryel» qui signifie (aàjouzet Yennayer). Cette vieille viendrait les éventrer pour les remplir de foin et de paille.
A Annaba, on fête comme il se doit cette nouvelle année. Bien que la célébration de Yennayer ne soit ni un jour férié encore moins une fête
nationale, elle n'a rien perdu de son authenticité et de sa fraîcheur.
Photo by Nabil Mérimèche
Classement des médailles
Les athlètes médaillés :
Médailles d’or (4) :
Nassima Saïfi (Lancer du disque – F 57- 58), Abdelatif Baka (800m -T13), Mohamed Berrahal (fauteuils/F51) et Kamel Kerdjena (Lancer du poids).
Médailles d’argent (6) :
Hocine Gherzouli (Poids F40), Safia Djellal (javelot F 57/58), Mounia Gasmi (Poids F31/32/51), Karim Betina (Poids F32/32), Lynda Hamri (Longueur F13) et Samir Nouioua (800m T46).
Médailles de bronze (9) :
Mounir Bakiri (Poids F32), Lahouari Bahlaz (Lancer de club F32-33-51), Samir Nouioua (1500m T 46) Mohamed Berrahal (100m T51), Kamel Kerdjena (Javelot F33-F34), Lahouari Bahlaz (Poids F32-33-34), Sid Ali Lamri (Judo 66kg), Zoubida Bouazoug (Judo 70 kg) et Mouloud Noura (Judo 60kg).
Photo Ava-frances