Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
L'ALGERIE EN COULEUR
Photo reguieg
"Frenda" est une ville de la wilaya de
Tiaret en Algérie. Frenda signifie en berbère (tamazight) : « caché ici » (Ifren Dha).
Image Satellite
Frenda veut dire se cacher ici en berbère yefrendhaye qui découle du nom de la dynastie berbère des Banou Ifren. Les
Maghraoua et les Banou Ifren habitaient ces terres. Toutes les régions de Tiaret, de Tlemcen, de Mostaganem et de Chlef étaient respectivement les terres des Zénètes.
Les Mérinide et les Zianides formèrent deux dynasties berbères Zénètes dans cette région de 1300 à 1397.
Photo Malek Ressam
Le nom de Frenda, cette antique bourgade des hauts plateaux, contemporaine de Rome et de Carthage évoque sans hésitation, les
grottes séculaires de Taghazout, les célèbres mausolées des Djeddar, la chapelle de CEN des Donatistes (Vestiges de Ain Sbiba).
Frenda connu le passage de l’érudit Ibn Khaldoun où il se réfugia, pendant quatre années, avec sa famille, auprès de la tribu d'Aouled Arif, (Qalaa de Beni Salama) à Frenda
Là il se consacra à l'écriture de son monumental œuvre : La
Muqaddima (Prolégomènes ou Discours sur l'histoire universelle). À travers les ouvrages qui lui sont consacrés la cité de Frenda (Qalaa de Beni Salama ou Taghzout) est évoquée par les auteurs qui
s'intéressent à l'érudit Ibn Khaldoun.
Photo reguieg
Si vous désirez en savoir plus, je vous invite à découvrir un site internet dédiée à la ville de frenda, qui regorge d’information très intéressante sur cette région
Manifestation de joie, dans les rues de El Milia (wilaya de Jijel) en Algérie
après le match remporté par l'Algérie face à la zambie pour les qualifications à la coupe du monde 2010 qui aura lieu en Afrique du Sud
Salamouahleykoum et bonjour à tous
Tout d’abord, toutes mes excuses pour cette longue période d’inactivité du blog (2mois), j’essayerai autant que possible de l’actualiser le plus régulièrement.
En attendant je vous laisse profiter de se cliché qui a été pris à la fin du printemps 2009.
Vue des gorges de l’oued El-Kébir, avec en arrière plan la ville de Sidi Maarouf situé dans la daïra de El-Milia entre Constantine et Jijel.
8 MAI 1945
Le 8 mai 1945, jour de l’armistice signifiant la fin de la guerre en Europe, l’Algérie allait connaître un des événements les plus sanglants de son
histoire. Suite à un soulèvement des Algériens contre l’occupation coloniale française, une répression hallucinante devait s’abattre sur les populations de Sétif, Guelma, Kherrata, dans l’est du
pays
Une répression qui devait s’espacer sur près de 10
jours et qui provoqua l’extermination d’au moins 45.000 civils. Pour les autorités coloniales de l’époque, il fallait frapper fort pour dissuader toute nouvelle tentative de révolte. On croyait
ainsi sauver le régime colonial dans tout ce qu’il avait de plus banal, le racisme institutionnalisé, le mépris absolu des vies algériennes. N’est-ce pas le général Duval en personne qui déclara
à sa hiérarchie : « on est tranquille pour 10 ans ». Tout en prévenant : « je vous ai donné la paix pour 10 ans, mais il ne faut pas se leurrer, tout doit changer en
Algérie ». Il ne croyait pas si bien dire.
Sétif allait marquer une étape cruciale, rien ne sera plus comme avant. Le fossé allait se creuser considérablement entre Algériens et colons. La guerre de libération devait commencer 10 ans plus tard, elle avait en fait joué son premier acte à Sétif. Nul d’ailleurs ne pouvait mieux l’exprimer que le grand écrivain algérien Kateb Yacine lorsqu’il écrivit : « à Sétif, se cimenta mon nationalisme, j’avais 16 ans ».
Pour comprendre les raisons de cette prise de conscience chez le peuple algérien, il faut revenir sur l’essence profonde de ce que fut le système colonial français. Tout d’abord, il faut voir que la présence française ne reposait sur aucune légitimité. L’Algérie a été conquise par la force dès 1830 et allait se voir imposer une domination et un joug qui devait aboutir à la déstructuration complète de sa société.
Avec la colonisation, non seulement les cadres politiques traditionnels ont disparu, mais les structures profondes de l’ordre social ont été violemment attaquées, que ce soit avec l’interdiction progressive des « medrassas », la confiscation des propriétés collectives et la remise en cause du système tribal.
A cela, il fallait rajouter une situation économique désastreuse et de plus en plus précaire pour les Algériens.
En fait, deux Algérie existaient, celle des colons européens minoritaires et maîtres du pays, et celle des Algériens majoritaires condamnés à la plus terrible des misères. Pour ce qui était du droit, « l’apartheid républicain » était de mise.
Les Algériens dépendaient du code de l’indigénat. Un code officialisé en 1881 qui prévoyait l’instauration de pénalités exorbitantes de droit commun et d’une série de mesures relevant d’un droit parallèle discriminatoire ne s’appliquant que pour les Algériens musulmans. En fait, plus de 90% de la population se trouvait exclue de tous les droits civiques et civils fondamentaux sur le seul critère de l’appartenance raciale et religieuse.
C’est parce que ce système ne pouvait plus être reconduit que déjà se multipliaient dans l’Algérie de l’après-Deuxième Guerre mondiale, des mouvements de contestation qui tournèrent souvent à de sanglantes émeutes anti-européennes dans l’est algérien. De fait, la donne internationale avait profondément évolué. La guerre a remis en question la place des puissances coloniales. Les multiples défaites de l’armée française ont non seulement prouvé aux Algériens que le colonisateur n’était pas invincible, mais, surtout, l’appel massif de conscrits algériens pour libérer l’Europe confortait le désir des Algériens d’en finir avec le statut quo colonial. Les Algériens, de retour chez eux, attendaient des changements à la hauteur du prix du sang que leurs camarades morts ont versé. Ils exigeaient l’égalité des droits avec les colons et le respect de leur identité.
Pour toute réponse, rien, la barbarie coloniale continue. L’après-guerre allait donc sonner le glas de la révolte et du changement. C’est comme cela que les Algériens voulurent marquer leur 8 mai 1945, jour de la reddition allemande et fin de la guerre en Europe.
La mort d’un scout tué par la police française mettra le feu aux poudres à Sétif.
Ce sera l’émeute. Un soulèvement spontané, appuyé par des militants nationalistes, laissera place aux frustrations trop longtemps contenues. On s’en prendra aux colons européens, à Sétif, Kherrata, dans les campagnes environnantes et même à Guelma, pourtant éloignée de plus d’une centaine de kilomètres. Le 8 mai au soir, on relèvera parmi les colons européens 103 morts et 110 blessés.
Dès le 10 mai, la réaction française allait prendre forme par une répression sans pitié sur la population civile. A Sétif, Guelma, Kherrata, de terribles massacres ont été exécutés. L’armée coloniale, conduite par le général Duval, « le boucher de Sétif », fusille, exécute, torture et viole tandis que l’aviation et la marine bombardent les villages. A Guelma, les B23 ont mitraillé des journées entières tout ce qui bougeait.
A Kherrata, ce furent des familles entières que l’on jetait du haut d’un précipice.
Des dizaines de milliers de morts à comptabiliser, plus de 45.000 d’après les sources algériennes et américaines. Sans oublier non plus, les milliers de blessés, d’emprisonnés envoyés dans des camps. Ces massacres allaient marquer un tournant irréversible dans l’histoire de la colonisation de l’Algérie. Les Français ont voulu frapper fort, du fait même qu’ils appréhendaient déjà cette révolte.
Appréhension compréhensible quand l’on connaissait les recrues limitées dont pouvait disposer à ce moment la puissance coloniale pour un pays aussi grand et aussi rebelle. Il fallait massacrer le plus pour assurer la survie du système.
En fait, le premier acte de la guerre d’Algérie venait d’être joué. Pour les Algériens, la lutte armée devenait le seul moyen de libération.
La révolution algérienne était en marche...
Par Hicheme Lehmici, quotidien-oran.com
REPORTAGE VIDEO de Y asmina Adi sur les évenements du 8 Mai 1945
A L'ADRESSE SUIVANTE:
http://autre8mai1945-lefilm.com/
La reconnaissance officielle des crimes commis dans le Nord-Constantinois ne viendra que 60 ans après les faits. L’ex-ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, a qualifié
« d’épouvantables massacres » ce qui s’était passé à Sétif, Guelma et Kherrata. « Ce déchaînement de folie meurtrière, dans lequel les autorités françaises de l’époque ont eu une
très lourde responsabilité, a fait des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes, ainsi que des milliers de veuves et d’orphelins, même s’il ne faut pas oublier que plusieurs
dizaines de civils européens ont également été assassinés au cours des affrontements. Ces journées, qui auraient dû être pour tous celles de la liberté retrouvée, de la fraternité redécouverte
dans un combat commun et d’une égalité encore à bâtir, ont été celles de la haine, du deuil et de la douleur. Elles ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué
son histoire d’une tache indélébile », déclara-t-il lors de sa visite le 28 avril 2008 à l’université de Guelma.
Derniers Commentaires